Je me promène avec mon « carnet d'explorateur » vers le Rehtal, où je prends quelques photos. Un apiculteur, dans son verger avec d'autres personnes, me jette des coups d'oeil méfiants de temps à autres, puis comme à chaque fois que je me promène quelque part, vient me demander qui je suis, ce que je fais et pourquoi. Je l'envoie balader, poliment, et il geint. Ensuite je passe par le plan incliné. Je longe l'eau, roule lentement car il y a eu un accident de moto. Je monte jusqu'à Garrebourg où je photographie le club de tir. J'explore un peu le village en voiture, m'y perds.
samedi 16 février 2008
mercredi 14 février 2007
Trajets de nuit
J'ai eu pendant quelques mois, vers trente ans, une curieuse habitude, née de l'angoisse, de l'insomnie et de la solitude ; celle de faire de nombreux trajets en voiture, de nuit, roulant au hasard dans la campagne, avec une destination choisie au hasard mais toujours lointaine et encore inconnue, dans le but très précis de me sentir perdu, de me sentir loin, de me sentir au milieu de nulle part, seul, dans l'obscurité et la lumière froide de la lune, roulant vers un lieu où personne ne m'attendait et où je n'avais rien à faire.
Maintenant que j'y pense, peut-être était-ce une façon d'acter ce qui était ma situation dans la vie en général, et en quelque sorte de le mimer : être seul, être perdu, être dans le noir. Avancer vers un but inconnu et hasardeux, dont je savais par avance que je n'y trouverais rien.